Être une grande fille juin 3, 2008
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C’est un concept très connu, dans tous les couples (relations, non-relations, whatever you wanna call your situation) il faut de la communication. Selon la légende urbaine, les filles voudraient toujours et en tout temps discuter de leurs émotions. Il semblerait que la gent féminine tente toujours de forcer la communication avec des questions du genre : « où s’en va notre relation? » « Est-ce que tu m’aimes vraiment? », etc.
Si l’on en croit cette légende urbaine, alors deux de mes amies les plus proches et moi ne serions pas de vraies filles. Pourtant, nous adorons magasiner et nous vénérons chaussures et sacoches. Mais la communication, ça jamais. C’est quelque chose que nous ne faisons sous aucun prétexte. Parler de nos émotions, ça non plus on ne le fait pas.
Bon OK, c’est vrai, nous parlons de nos émotions entre nous. Les soupers de filles ont été inventés pour une raison, non ? Et encore, c’est pas tant de nos émotions dont nous parlons lors de ces soupers, c’est plutôt de nos frustrations.
Le plus ironique dans tout ça, c’est que toutes les trois nous avons étudié dans le grand domaine des communications. Nous sommes deux à avoir fait des études en traduction et la troisième a un BAC en communication. Beau trio que nous faisons. Nous sommes toutes les trois douées avec les mots, mais nous sommes parfois incapables de nous en servir quand il serait important de le faire.
Certaines d’entre nous se sont faites dire qu’elles étaient froides, parfois même le terme « cold hearted bitch » a été utilisé. Mais nous sommes loin d’être froides. C’est vrai qu’au premier abord nous ne faisons pas très « fifille ». Nous sommes loin d’être naïves, nous ne sommes pas de pauvres cruches innocentes et nous sommes aussi très indépendantes. Et surtout, we so do not do quétaine!
Mais, depuis peu, l’une d’entre nous a commencé à « faire sa grande fille ». Elle s’ouvre un peu plus, parle de ses frustrations à son compagnon, partage ses craintes. Et, ma foi, les choses semblent bien aller pour elle. Il serait peut-être temps que nous fassions toutes nos grandes filles…
I think… NOT!
La résistance février 12, 2008
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Il y a des jours où les mots se refusent à moi, ou le texte de départ résiste à ce processus qui le fera devenir en un texte d’arrivée intéressant. Aujourd’hui est une de ses journées. Les mots justes m’échappent, les bonnes cooccurrences me résistent. Rien n’y fait. J’ai tout essayé, toutes mes tactiques créatives habituelles me trahissent. Mais tout cela pourrait être tolérable puisqu’il s’agit seulement d’un texte à traduire pour un cours d’histoire de la traduction. Là où le bas blesse, c’est que même ce que j’adore traduire se refuse à moi. Oui oui, même les mots de Anne Rice me résistent.
Rien n’y fait, je lis et je relis mon extrait et j’arrive à rien qui me plaise. J’essaie et je m’acharne, mais tout tombe à plat… Et un passage érotique qui tombe à plat, ce n’est pas génial.
La traductrice dans son habitat naturel novembre 22, 2007
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Tout le monde sait qu’un traducteur est un rat de bibliothèque. C’est un fait établi que nous vivons enterrés sous nos livres et nos dictionnaires. Certains vont même jusqu’à dire que nous manquons d’aptitudes au point de vue social. En voici la preuve :
Et plus la fin de la session approche, plus la pile de dictionnaires se fait haute !
le “bilingue” à son meilleur octobre 11, 2007
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Il y a la langue française, il y a la langue anglaise et maintenant il y a le « bilingue ».
Je sais que la loi 101 commande l’affichage bilingue. On le sait tous. Mais cette loi demande que le français soit suivi de l’anglais. De plus, le français doit être le plus visible. Mais ce que j’ai vu la fin de semaine dernière est un mélange assez étonnant
de français et d’anglais. Voyez par vous-même.
M.I.A octobre 11, 2007
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Je sais, je sais, j’ai négligé mon blogue. Je pourrais vous dire que j’ai décidé de pull a Japan comme Vice-Prez le dit si bien, mais non. Je pourrais vous dire que mon hernie m’a clouée au lit, mais non, elle est de plus en plus gentille avec moi. Je pourrais vous dire que j’ai gagné le 6/49 et que j’étais occupée à être riche et à faire ce que les riches font, mais non. J’ai aucune raison valable pour mon absence. Aucune.
Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa.
Escaliers meurtriers… ou presque juillet 20, 2007
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Hier, j’ai failli perdre la vie.
Oui, oui, perdre la vie.
Bon, peut-être pas perdre la vie, j’exagère peut-être un peu. Mais avoir presque brisé l’harmonie de mon visage de façon permanente ça oui!
Voyez-vous, hier soir vers 17 h, j’ai décidé de sortir les ordures. Armée de mon sac vert et chaussé de mes gougounes, j’ai entrepris de descendre les marches.
Fermez vos yeux un instant. Essayez de vous souvenir du temps qu’il faisait à Montréal le 19 juillet 2007 vers 17 h. Vous voyez la pluie?
Je savais que pluie et gougounes voulaient dire avoir les pieds mouillés. Mais je ne savais pas que ça pouvait aussi vouloir dire chute dans les escaliers.
Mon pied gauche a donc glissé. Ma main qui tenait la rampe aussi. Je me suis retrouvé six marches plus bas, la fesse gauche sur le coin d’une marche et l’omoplate gauche sur le coin d’une autre marche. Avant que j’aie pu comprendre ce qui se passait, les voisins étaient déjà au bas de mes marches à s’assurer que j’allais bien.
Je dois vous avouer que j’ai eu toute une frousse. J’ai eu peur de m’être blessée encore plus au dos. Mais par un merveilleux miracle, mon dos n’a pas été affecté. Les seules séquelles de cette aventure sont un gros bleu sur la fesse gauche, un autre sur l’omoplate gauche et des « scratchs » sur le pouce et le talon.
Autre victime de cette chute, mon orgueil. J’ai franchement le don de me retrouver dans des situations aussi peu chics!
L’escalier en question.
Le bobo au pouce.
Je ne vous montre pas de photo de ma fesse gauche, vous vous imaginez bien un peu pourquoi.
Ya des limites à l’humiliation quand même !
Rupture juillet 10, 2007
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Depuis le temps, je pensais que tu avais compris. Je pensais avoir été claire quand je t’ai dit que je voulais mettre fin à notre relation. J’ai essayé de te faire comprendre de toutes les façons que je connais, mais rien n’y fait, tu t’entêtes à vouloir rester dans ma vie.
Je sais que tu crois que je n’ai pas essayé de surmonter nos problèmes, mais je l’ai fait. Au début, je riais un peu de la situation, je me disais « c’est juste une mauvaise passe, ça va aller mieux après ». Mais plus le temps passait, plus la situation se détériorait. Je me suis prise de plus en plus souvent à grincer des dents à cause de toi. À un certain moment, je serrais les dents en permanence.
J’ai essayé de te repousser. Au début, ça semblait fonctionner. Tu te tenais à l’écart, en retrait, comme si tu ne voulais pas me brusquer. Ou alors, tout cela n’était qu’un jeu que tu jouais afin de mieux me reconquérir.
J’ai donc sorti l’artillerie lourde. J’ai crié, j’ai chialé, j’ai sacré, je t’ai même insulté. Mais ça n’a rien changé. C’était comme si rien de tout cela ne t’affectait. En fait, c’était plus comme si ça t’encourageait.
Tu t’es manifesté dans les moments les moins opportuns. Sans avertir, tu apparaissais. Tu n’as jamais eu la décence de me demander si ça me dérangeait, si j’avais envie d’être en ta compagnie.
Tout ça s’arrête aujourd’hui. Je n’en peux plus de me rouler en boule et pleurer à cause de toi. Je n’en peu plus de marcher sur des œufs, de faire attention à ce que je fais, de choisir mes activités en fonction de toi. Je n’en peu plus de rester chez moi par peur que tu fasses une quelconque apparition alors que j’en ai aucune envie. C’est aujourd’hui que ça se termine. Je vais te le dire une dernière fois. Ça va faire mal, je t’avertis. Mais peut-être que cette fois tu vas comprendre.
Est-ce que tu pensais sérieusement qu’une fille comme moi pouvait s’intéresser à quelqu’un comme toi ? Penses-tu vraiment que t’as quelque chose à m’apporter? Honnêtement, penses-tu vraiment que j’ai besoin de toi dans ma vie ? Non non, réponds. Allez, réponds.
Penses-tu vraiment que j’ai besoin d’une maudite hernie discale dans ma vie?





